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TAKAKO SHIMURA [Fleurs Bleues, Si nous étions adultes,...]

 
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 13/11/21 10:47    Sujet du message: TAKAKO SHIMURA [Fleurs Bleues, Si nous étions adultes,...] Répondre en citant

Sujet nécessaire et jusque-là manquant, d'autant plus important depuis que l'éditeur Akata a décidé de proposer de nouveau l'autrice en France.

Fleurs Bleues : Fumi et Akira étaient les meilleures amies du monde au primaire, mais les hasards de la vie se sont chargé de les séparer. Ces mêmes hasards vont les réunir lorsqu’elles rejoindront deux lycées voisins. Mais Fumi sort alors qu’une relation compliquée avec sa cousine.
Tandis qu’elles renouent des liens entre elles, elles vont rencontrer de nouvelles camarades, qui ont toutes leurs secrets, leurs rêves, leurs espoirs, et leurs amours.
Un lycée pour filles. Des premières années à la découverte de leurs sentiments. Des aînées mystérieuses et charismatiques. Un contexte presque caricatural pour évoquer l’homosexualité féminine depuis Très Cher Frère.
Seulement, les sentiments éprouvés par ces jeunes filles envers leurs camarades témoignent-ils réellement de l’amour qu’elles leur portent ? Ne serait-ce pas plutôt de l’admiration confondue avec l’amour ? Une admiration démesurée mais sans conséquence, car l’objet de leur désir restera à jamais hors de portée ? Une admiration plus attendrissante que gênante, éphémère dans la mesure où la jeune fille est destinée à se marier et à fonder une famille ?
Mais que se passe-t-il lorsqu’il ne s’agit pas juste d’admiration ? Lorsque certaines s’avèrent réellement amoureuses, et prêtes à concrétiser leur amour ?
Fleurs Bleues, c’est un peu ça, même si limiter ce manga à sa romance serait lui faire injure. Contrairement à son apparence, il s’adresse à un public adulte. Et contrairement à ce que le nom de son magazine de publication laisse supposer – Manga Erotics F – il ne s’agit en rien d’un titre tendancieux qui n’évoque des relations entre filles que pour attirer le lecteur pervers.
Ce manga semble hybride, il aborde des thèmes adultes, parfois dramatiques ou en tout cas très durs à vivre pour les personnages, mais avec tendresse. La question du titre s’impose, car il est loin d’être fleur bleue ; à moins que « fleur bleue » désigne ces filles qui disent aimer d’autres élèves, mais de manière naïve, un peu par jeu et par excitation, et chez qui il ne s’agit effectivement que de passades. Difficile dans le récit de vraiment déterminer, parmi celles qui prétendent éprouver de l’amour pour une de leurs amies proches ou aînées, chez qui ce ne seront que des histoires sans lendemain, des pulsions ou des moyens de fuir une réalité qu’elles réprouvent.
C’est peut-être ça, le sujet de Fleurs Bleues : la réalité. Ou plutôt une réalité où les histoires d’amour ne finissent pas forcément bien, où tout le monde ne peut pas arriver à ses fins, où ils ne se marièrent pas et n’eurent pas beaucoup d’enfants.
Fleurs Bleues ressemble à une comédie romantique, mais attendrissante justement en raison des sentiments contrariés des personnages, et de leurs amours impossibles à sens – souvent – unique. J’ai été ému par ce manga, car l’auteur a du talent quand il s’agit d’appuyer là où ça fait mal, sans pour autant sombrer dans le drame pathétique. Il se dégage de cette série de l’espoir, de la vie, et de la tendresse, faisant qu’il ne met pas pour autant mal à l’aise ; la lecture qu’il procure est loin d’être désagréable, c’est même plutôt touchant.
La couverture donne le ton d’entrée, avec ses couleurs délavées, comme si elles étaient en train de s’effacer. Elle évoque cette période troublée pour ses personnages, à la fois joyeuse, triste, et éphémère.
Chaque protagoniste a ses spécificités, et il est aisé de s’y attacher, de se reconnaître dans leur complexité et leurs contradictions. Fleurs Bleues est un manga qui sonne étrangement juste, malgré un sujet rarement traité avec un tel soucis d’authenticité ; la mangaka signe un tour de force, pas toujours poignant mais souvent émouvant.


Comme un adieu : Yuhki est chauffeur de bus. Kanade rêvait d’écrire des pièces des théâtres. Ils vivent en couple depuis quelque temps maintenant. Rien n’aurait dû perturber leur quotidien et pourtant : un matin, au réveil, le corps de Kanade est redevenu celui d'un enfant ! Quelles sont les raisons de cette transformation ? C’est dans ce contexte particulièrement compliqué que débarque Yûta, le petit frère de Yuhki. Comment expliquer qu’il vit en ce moment avec un petit garçon ?
Série en trois tomes, le sujet ne m'intéressait clairement pas. Je l'ai commencée uniquement par affection pour l'autrice et salué son retour en France. Et si je l'ai continuée après son premier tome, c'est aussi pour l'autrice et soutenir l'initiative d'Akata. Ce qui, dit comme ça, c'est pas très bon signe quant à mon avis sur ce manga... Pourtant, j'en ressors avec un sentiment positif. Pourquoi ?
Le premier tome met mal à l'aise. Le rajeunissement sans raison apparente, le besoin de cacher à la famille de Yuhki son homosexualité au moyen d'un jeu plus ou moins subtil,... Mais le principal souci vient de Kanade. Adulte dans un corps d'enfant, vivant toujours avec son amant, dont les désirs sexuels d'adulte n'ont pas été éteints malgré son rajeunissement, et donc toujours entreprenant (même si Yuhki n'est pas du tout partant). Il s'agit donc moins de cacher l'homosexualité de Yuhki, que ce n'importe qui prendrait pour de la pédophilie, avec un enfant sorti dont ne sait où. Ajoutez à cela un couple forcément déboussolé par les événements, vous obtenez une ambiance morose.
Heureusement, tout s'améliore sur le second tome, lequel justifie d'avoir souffert sur le premier afin de poser la situation de départ. Nous en apprenons plus sur Yuhki et Kanade, leur passé, leurs blessures, pourquoi ils se sont mis en couple... Et Takako Shimura excelle dans cet exercice, nous proposant des histoires d'autant plus fortes qu'elles paraissent tristement crédibles et réalistes. En particulier pour Kanade, souffrant de ne pas avoir été capable de réaliser ses rêves, et souffrant de la comparaison avec une personne bien plus proche d'elle qu'il n'y parait. C'est aussi sur ce tome que nous en apprendrons plus sur l'origine du rajeunissement. Évidemment, ce n'est pas forcément facile à lire, d'autant que nous pouvons nous reconnaître dans certains des traumatismes des personnages. Mais un manga ne doit pas forcément n'être qu'un divertissement ; il peut aussi nous bousculer, et Takako Shimura sait comment faire pour atteindre un tel résultat.
Le troisième et dernier tome vient achever le travail, calmement, redonnant un semblant de normalité à l'ensemble. Moins mémorable, moins bouleversant, mais l'essentiel du travail avait déjà été réalisé.
Cette structure particulière, obligeant à surmonter un premier tome compliqué pour pouvoir réellement profiter de l'expérience, fait de Comme un adieu un titre ambivalent, que je voudrais conseiller sans réserve mais que j'ai moi-même failli abandonner d'entrée, faute d'avoir su me convaincre. La relation entre un Yuhki adulte et un Kanade enfant, même si elle trouve des explications, n'apparaît pas spécialement saine, et le trait de Takako Shimura peine à différencier les deux héros, rajoutant une grosse dose de confusion à l'ensemble.
Un titre unique en son genre mais pas le meilleur de l'autrice.

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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 13/11/21 18:05    Sujet du message: Répondre en citant

Si nous étions adultes T1 : Ayano est professeure à l'école primaire. Lors d'une soirée, elle rencontre Akari, avec qui le courant va immédiatement passer. Une passion va naître, mais Ayano est mariée.

Un titre que j'attendais bien plus que Comme un adieu, dont le synopsis peut aisément rebuter, et qui reste un BL. Tandis que si Si nous étions adultes est un shôjo manga, issu du magazine Kiss (Nodame Cantabile, Princess Jellyfish).

Ce que j'apprécie chez Takako Shimura - mais qui peut aussi constituer une faiblesse - c'est que ses récits sont rarement prévisibles. Faiblesse car suivre une histoire tracée, bien connue, peut avoir quelque chose de rassurant. Nous savons ce qui va se passer, nous savons comment tout cela va se terminer, ce qui rend la lecture moins stressante. Avec cette autrice, rien de cela : nous devons faire face à l'incertitude, tout comme ses personnages. Et imprévisible, elle se le montre de nouveau dans ce tome.

Je n'avais pas lu le synopsis, mais quand une histoire commence trop bien - comme la rencontre entre Ayano et Akari - il est certain qu'un élément perturbateur va rapidement s'immiscer. L'élément en question n'est pas forcément inattendu. Par contre, l'évolution de la relation entre les personnages surprend, leurs décisions surprennent,... et j'ai terminé ce tome sans trop savoir où tout cela allait nous emmener. Tant mieux, en l'occurrence.

Ce premier tome retrace partiellement le parcours de nos deux héroïnes, l'une se désespérant de nouer des liens stables (notamment avec une personne qui ne l'abandonnera pas pour une relation hétéro), l'autre étant mariée mais dont deux simples répliques semblent indiquer qu'elle se mentait à elle-même depuis bien trop longtemps. Troisième élément de ce ménage à trois, le mari est plus indéchiffrable, et apporte justement une grande part de l'inattendu dans cette entame. Il reste énormément à découvrir sur chacun d'eux. Les quelques phrases données en fin de tome me donnent très envie de lire la suite.

Jusqu'à présent, c'est un sans-faute.


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