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Petites chroniques BD's (2)
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herbv
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Inscrit le : 28 Août 2002
Localisation : Yvelines

Message Posté le : 27/10/20 19:32    Sujet du message: Remarque Répondre en citant

Taliesin a écrit:
Ralph Azham T1 à 3

Dans les années 2010, Trondheim est revenu sur la BD mainstream en couleurs (avec Brigitte Findakly), cartonnée, en 48 pages, chez un grand éditeur: Dupuis, dans un genre mainstream aussi: la fantasy! Ralph Azham est désormais terminé en 12 tomes en 2 cycles, le premier en comptant 7.

Ralph vit dans un village. Il a été bleui par la lumière de la lune enfant et c'est un paria: on dit qu'il porte malheur. Ralph peut savoir si quelqu'un est mort et surtout si quelqu'un attend un bébé. Petit, il a été l'espoir du village, un Envoyé est venu le chercher afin de savoir s'il était l'Elu. Force est de constater que ce n'est pas le cas. Ralph est un adolescent ayant le sens de la répartie qui vit avec un père aimant.

Je n'ai pas grand chose à dire sur la série et je pense que beaucoup en ont déjà mieux parlé sur Internet. Seulement, j'ai décidé de refaire un petit effort et poster ici (pour vous imposer ma prose...) car encore une fois, les réseaux sociaux sont bien trop éphémères. Cette série me faisait déjà bien envie car j'aimais beaucoup les couvertures, mais la lecture a sans cesse été repoussée dans l'éventualité de les emprunter en bibliothèque (la franco-belge ça prend de la place... mais ce retour en biblio ne venait jamais) puis j'ai finalement craqué en croisant 11 tomes à très bas prix... On peut dire que j'ai eu de la chance (ou non). En ouvrant le tome 1, j'ai réalisé que le dernier livre que j'ai lu de Trondheim fut ?le Bourbon 1730 il y a bien plus de 10 ans (l'époque où j'empruntais intensivement en bibliothèque)...

Cette lecture fut un véritable plaisir. Trondheim est un excellent raconteur d'histoire, les péripéties s'enchaînent, il n'y a pas de temps mort, c'est enlevé, il y a toujours une révélation qui fait avancer l'histoire. Bref, c'est vraiment super chouette et ça se lit donc très vite. Côté chara-design c'est comme d'habitude, on retrouve encore un héros en canard à l'instar de Donjon Zénith. Les dialogues y sont excellents (la répartie de Ralph y est pour beaucoup). Côté dessins les décors sont très beaux mais surtout, les couleurs de Brigitte Findakly rehaussent en plus le tout. L'histoire est une vraie aventure, il y a du voyage et on découvre tout un univers avec Ralph qui n'avait jamais quitté son village (sauf petit, mais on lui a bandé les yeux donc il n'a rien vu). Et puis, il y a une histoire familiale et de la douleur derrière (le père). Côté ambiance c'est plus sombre que je ne le pensais (je comprends que herbv ait été surpris par la prépublication dans Spirou), ça meurt pas mal (surtout dés le tome 2, et pas de manière douce loin de là). Il y a du mystère en tout cas et passé le tome 3, l'ennemi est enfin identifié. J'ai adoré le tome 1 et la révélation à la fin.

spoiler t1 a écrit:
avec le mensonge du père: le titre a donc bien un rapport... celui-ci aime tellement son fils qu'il veut le garder quitte à tuer l'Envoyé. Ralph n'a donc jamais quitté le village et suite à cela, est devenu un paria. Car le père a déjà perdu une fille, la grande soeur dont Ralph ignorait l'existence jusque là, aussi partie avec un Envoyé et jamais revenu. Une douleur vivace. Mais il y a aussi la mère de Ralph qui n'est plus là non plus.


Contrairement à d'autres, je n'ai pas comparé le titre avec Donjon. Il est vrai qu'on retrouve la fantasy, la couleur, le cartonné, le faux mainstream, le canard. Mais en même temps, je n'ai pas relu un tome de Donjon depuis des lustres (le tome 5 de Donjon Zénith probablement, donc milieu des années 2000!). En réalité, mes souvenirs de Donjon sont archi-flous, j'aimerais beaucoup les relire surtout Donjon Potron-Minet qui était ma partie préférée (et quelle colo puis les dessins de Blain Surpris ).

Comme on a pu le voir à l'expo Trondheim au Festival d'Angoulême, les couleurs de Brigitte Findakly sont directes en plus d'être très réussies.

Pour ma part, j'ai été très fan de Ralph Azham et j'ai apprécié le rythme de sortie élevé et le fait que ça ne dure pas plus que nécessaire. Dans peu de temps, je pourrai relire la série avec beaucoup de plaisir, que je n'ai jamais essayé de comparer à Donjon (la démarche est vraiment trop différente).
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Taliesin
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Message Posté le : 20/11/20 12:11    Sujet du message: (A suivre): Archives d'une revue culte Répondre en citant

(A Suivre): Archives d'une revue culte

Ce livre est le fruit d'un travail collectif d'universitaires (avec Sylvain Lesage et Geert Meesters qui en assurent la direction) qui se sont penchés sur les archives de Casterman à Tournai. Ce livre, je l'ai connu un peu au hasard, n'étant pas du tout au fait de ce type d'ouvrage et encore moins quand c'est un éditeur universitaire. C'est à Angoulême que je décide de participer à une conférence sur le sujet par les auteurs du livre et j'ai fini par vouloir le lire. C'est simple, leur intervention était vraiment passionnante. Il faut dire que je ne connais absolument pas cette revue culte des années 80 (enfin 1978), étant moi-même une enfant à cette époque. Surtout, ma culture BD était plutôt jeunesse et ensuite manga. C'est dans ma vie d'adulte que je découvre le travail de Tardi (et visuellement, le travail de Munoz que je trouve fascinant) qui devient un auteur culte à mes yeux et que je m'intéresse de loin à cette revue dont j'aime beaucoup la maquette: (A Suivre) (ou plutôt la maquette de la collection des Romans (A Suivre), obsédée que je suis par les couvertures... SOUPLES si souvent vues dans les back de bibliothèques - je suis très anti-carton).

Le livre est passionnant et j'en recommande vraiment la lecture (malgré le poids alors qu'on a une couverture souple: le papier est tellement lourd T-T - et glacé... je ne COMPRENDS PAS). C'est un livre riche qui revient sur de nombreux aspects de la revue: sa conception, son ambition littéraire, sa communication, son versant néerlandais (Wordt Vervolgd - qui fut finalement un échec), son ambition internationale, son ratage du "graphic novel" ou de la nouvelle génération (celle qui ira fonder L'Association, autre morceau culte de notre histoire), l'ombre de Hugo Pratt, jusqu'aux pages de publicités pour décrypter la cible du mag! Le tout s'offre en plus d'encarts spécifiques sur des thèmes comme Alack Sinner, F'murr, Corto Maltese, la ligne claire, l'ombre de Hergé, et bien d'autres. Qu'on connaisse ou non la revue, on en apprendra beaucoup. Car en travaillant non pas à partir d'interviews des éditeurs du mag (où la réalité peut souvent être enjolivée ou les souvenirs sélectifs) mais à partir des archives, une autre image se construit autour de la revue.

L'image lointaine que j'ai de la revue est la suivante: du noir et blanc, des auteurs cultes comme Tardi, Pratt, Munoz et Sampayo puis Schuitten et Peeters, Comes, une BD adulte, "d'auteurs" (d'avant-garde même), de longs récits, des couvertures souples quand ce sont des livres. En gros, je connaissais donc les blockbusters de la maison! (A Suivre) est à la base la revue d'un éditeur de livres: Casterman. Une maison d'édition tradi qui a fait son temps et qui a besoin de sang neuf pour étoffer son catalogue car Tintin se fait de plus en plus rare! Elle va piocher des auteurs qui ont déjà de l'expérience: on découvre donc que Casterman, contrairement à ce que j'ai toujours cru, n'a pas rôle de défricheur dans cette histoire: le côté avant-garde en prend donc un coup. Autre chose, Casterman se lance dans les revues fin des années 70 quand c'est bientôt la fin de ce type de publication pour la bande dessinée. Surtout, le livre montre la variété d'auteurs dans la revue: mon image du noir et blanc en prend aussi un coup (la couleur arrive dés les années 80 pour élargir le lectorat!).

La communication autour de la revue est la suivante: "l'irruption sauvage de la littérature dans la bande dessinée". Et petit à petit, à travers les articles des auteurs, se pose la question de la présence de la littérature. Car en quoi (A Suivre) est littéraire? Si ce n'est au début, lorsque les histoires sont en longue pagination (sortant du carcan des 48 pages), faisant souvent référence à des genres comme le polar ou les feuilletons du siècle passé: en somme une littérature populaire avant tout. Les articles montrent que petit à petit, cette ambition littéraire disparaît, cette différence avec d'autres bandes dessinées n'ayant plus vraiment lieu. De même le côté romans: certains livres seront en couleurs et cartonnés (Adèle Blanc-Sec sera prépublié dans la revue au 4-5ème tome). Le point de départ de Casterman pour cette revue est vraiment autour de Tardi et Pratt. C'est la parution du livre La Ballade de la Mer Salée, aventure de Corto Maltese en pagination longue ET en noir et blanc (alors même que Pratt ne voulait pas le noir et blanc) qui donne tout le style des débuts de (A Suivre). Tardi sera présent dés le lancement avec Forst au scénario sur le titre Ici Même (un récit complètement dingue...).

Les pages autres que bandes dessinées sont aussi passées au crible par le collectif d'universitaires: publicités mais aussi articles annexes, pour voir que la culture "littéraire" s'effrite. Le lien au livre, à partir des années 90, est vraiment loin. Il y a surtout une ambition d' "actu" plus que tout. Si Pratt est un des pères spirituels de (A Suivre), son personnage a tant de succès chez Casterman qu'il n'est que prépublié dans ce mag puisqu'il aura son propre mag: Corto, plutôt axé voyages. Les universitaires montrent aussi une cible qui se dessine quant au public visé: des hommes plutôt éduqués ET qui lit de la bande dessinée.

Les échecs de (A Suivre), dont l'aventure se termine en 1997, sont aussi analysés. En effet, la revue n'aura pas réussi à se renouveler. Il y avait pourtant dans les années 90 l'initiative des Comics (A Suivre) (un mini fascicule détachable où on trouve par exemple le fameux Surfer d'Argent de Stan Lee x Moebius!) qui n'aura pas duré. De même le refus de certains titres, pourtant graphic novel, avec une ambition littéraire, fait que (A Suivre) rate un tournant: Maus est par exemple refusé!!! Ou encore tous les refus de jeunes auteurs qui iront fonder L'Association. Le Péplum d'un certain Blutch qui sortira chez Cornélius après une prépublication difficile chez (A Suivre) (que les dirigeants de la revue n'aiment pas...). Pour ce qui est de l'avant-garde, c'est raté. Cette BD indé pourtant littéraire: forte pagination, thèmes et sujets intimistes alors même que (A Suivre), qui se vantait de cette ambition littéraire, n'est pas si différent des autres BD de l'époque (une BD indé qui va être récupérée par la suite, accusation de JC Menu, par la collection ?critures - moi aussi je la trouvais laide...). Le tournant international est aussi raté car uniquement dans un sens: de Casterman vers l'étranger. Un tournant difficile: les éditeurs américains étant intéressés mais le format étant très différent des comics. Par contre, côté import, Casterman reste surtout dans l'Europe.

Mais l'objectif de Casterman est tout de même réussi malgré la fin de la revue: Casterman se constitue un nouveau catalogue toujours vivace aujourd'hui. Il y a aussi l'esprit Hergé qui a pu se perpétuer autour de la ligne claire. La collection ?critures est bel et bien vivante. Les séries de (A Suivre), pour les plus emblématiques, restent culte: Les Cités obscures par exemple.

Je ne rends sans doute pas hommage à ce livre. En tout cas, ce fut une lecture passionnante et enthousiasmante qui m'a fait aussi découvrir le paysage éditoriale d'une BD franco-belge dans les années 80. L'ouvrage étant collectif, il y a parfois des répétitions à travers les articles (surtout sur l'aspect littéraire je dirais). Ce livre m'a aussi donné envie de lire ceux de Sylvain Lesage (en solo) notamment L'effet livre: Métamorphoses de la bande dessinée chez le même éditeur (plus épais, plus... lourd???). Autre chose, la lecture de ce livre m'a donné des pistes pour découvrir un peu plus la BD adulte de cette époque Sourire (Banana Ray, Silence, La bouche du diable, Rosco Vargas, etc...!!!)
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Lisez Descending Stories de Haruko Kumota, tout est dispo en 10 volumes en anglais Très content
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herbv
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Localisation : Yvelines

Message Posté le : 22/11/20 13:02    Sujet du message: Remarque Répondre en citant

Je me suis aperçu, un peu sous ton impulsion pour Tardi et Les Cités obscures, que j'ai lu pas mal d'auteurs qui sont passés par (à suivre). En fait, il me reste principalement à lire Le Transperceneige.

Pour ma part, j'ai commencé à lire L'Effet livre de Sylvain Lesage. Cela se lit très facilement et c'est vraiment intéressant.

? part ça, je viens de faire un billet WordPress sur une série que j'apprécie énormément : New Cherbourg Stories de Gabus et Retimann.


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Cyril
Mangaversien·ne


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Localisation : Evry

Message Posté le : 09/12/20 05:35    Sujet du message: Répondre en citant

'Jai trouvé quelques volumes de cette série à 2 ? chez book-off. J'ai notamment pris ces deux volumes-là, le premier étant le début de la série et le second un tournant de celle-ci :



Il s'agit à l'origine de romans illustrés qui ont été adaptés en bandes dessinées. Enfin, au début, on est, comme dans les pieds nickelés, BD plus connue, dans des images illustrées, sans phylactères, avec des textes en dessous des cases - et des paragraphes, voire des phrases, qui s'étendent sur plusieurs cases :



On a l'impression de se retrouver dans un croisement bizarre, mais pas désagréable, entre la comtesse de Ségur et les pieds nickelés. Comme Sophie, Lili est issue d'une famille riche. Elle a des parents aimants (et plus démonstratifs et moins moralisateurs et adeptes des bondieuseries, heureusement) mais qui sont agacés par ses bêtises quotidiennes, ses bonnes résolutions ne tenant guère ; elle a, toujours comme Sophie, un cousin avec lequel elle traîne souvent et qui s'appelle Paul - mais qui est beaucoup moins sage que celui-ci ; enfin, certaines bêtises sont similaires : elle aussi tue ses poissons par accident, en voulant bien faire. Si Lili est souvent réprimandée ou punie, ses punitions restent humaines (rester dans sa chambre, privée de sortie ou de dessert). Elle n'est punie de coups de martinet qu'une seule fois dans cet album. Elle n'est pas non plus très travailleuse à l'école, sauf lorsqu'elle veut faire oublier une bêtise ou obtenir quelque chose. Elle a cependant bon coeur, a son franc-parler (que ce soit pour s'adresser aux gens ou pour critiquer), est prête à aider les domestiques de sa famille ou des mendiants, n'aime pas les injustices (du coup, quand on veut la convaincre que l'huile de foie de morue a bon goût, elle en glisse dans le repas de sa famille - qui n'apprécie pas tellement Très content ) même si ça occasionne souvent des catastrophes.


La ressemblance avec les pieds nickelés est avant tout formelle, avec ces bandes illustrées et des albums qui sont une succession de petites histoires et une alternance entre des pages en noir et blanc et en couleurs : Lili est placée dans une situation, fait des bêtises, est punie ou pardonnée et recommence à la prochaine occasion. On a aussi des auteurs qui vont évoluer au fil des années et une série qui va devenir de la vraie bande dessinée. Un peu plus étonnant et amusant, la petite fille, qui n'a que 7 ans, emploie souvent des mots d'argot : elle parle par exemple de bécane pour son vélo, emploie des expressions comme "on se serait brossé", mange des lettres pour raccourcir les mots...

3ème référence que je citerais : le petit Nicolas. Si on a la gamine qui fait des bêtises, les dialogues et descriptions de Jo Valle ont une ironie et un style d'écriture qui rappellent fréquemment ceux de Goscinny en mettant en avant la candeur des enfants et le bazar qu'ils mettent dans la société bien policée (et assez hypocrite) des adultes.


D'après ce que j'ai trouvé sur internet, la série évolue au fil des années : Lili a un âge variable selon les albums, finissant même par se marier avant que l'on revienne à une jeune fille. Elle est envoyée au pensionnat par ses parents, las de ses bêtises. Le tournant majeur survient cependant en 1952 lorsque Bernadette Hiéris ruine, dès la première page, les parents de Lili qui partent à l'étranger et... la laissent se débrouiller toute seule. "Lili travaille" va donc montrer Lili successivement vendeuse de pâtisseries, de légumes, d'animaux puis couturière. Le rythme est rapide et amusant : si Lili ne fait plus vraiment de bêtises, elle continue cependant à faire quelques farces mais au détriment de personnes injustes, comme sa cousine Julia, et elle aide ceux qui en ont besoin, travaillant toujours sérieusement et gardant sa bonne humeur. Au final, l'album est assez amusant et me donne envie d'en lire quelques autres.
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Les chats, ils dépensent leur pognon au baby-foot, ils passent leur temps à fumer des pétards et à grimper au plafond. Les chats, c'est vraiment des branleurs. C'était un message du CCC, le Comité Contre les Chats.
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Manuka
Mangaversien·ne


Inscrit le : 26 Juin 2004
Localisation : dans le Tea tree !

Message Posté le : 09/12/20 12:46    Sujet du message: Répondre en citant

Alors, je ne connais pas ses tous premiers épisodes, mais dans les Pieds Nickelés de Forton que je connais, le texte et l'image suivent chacun leur rythme. Chaque vignette ne correspond pas exactement au paragraphe souscrit.
Dans la planche que tu montes, chaque bloc de texte récitatif correspond à sa vignette, je pense.
On est donc déjà dans une forme plus lisible, plus proche d'une Bécassine.

Eh oui, Lili finit par faire de la radio sur Chérie FM (non ce n'est pas une blague ^^)
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Emmène Lucy Hole dans un ciel de diamants. ©
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Cyril
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 11/12/20 05:25    Sujet du message: Répondre en citant

Ca semble être son chant du cygne puisqu'il n'y a pas eu d'autres albums ensuite.
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Gemini_
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Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 18/02/21 19:57    Sujet du message: Répondre en citant

Champignac : Le Patient A : Série dérivée des aventures de Spirou et Fantasio, narrant la jeunesse du comte de Champignac.
Exploitation d'une licence comme cela se fait très souvent, mais en l'occurrence, cela n'empêche pas aux auteurs de faire preuve d'ambition. Et après un premier tome qui m'avait enthousiasmé, je me suis jeté sur cette suite.

Nous retrouvons Pacôme de Champignac en Angleterre, toujours pendant la Seconde Guerre Mondiale, recevant un appel à l'aide de deux amis scientifiques obligés de travailler pour le régime nazi. Ni une, ni deux, le voilà parti pour Berlin.

Ce mélange d'aventure, d'espionnage, et de recherche scientifique, sur fond de Seconde Guerre Mondiale, me parle énormément. Et les auteurs accouchent d'un récit rythmé, prenant, disposant d'un dessin rappelant un peu Machine qui rêve dans sa volonté de rendre plus mature le trait rond des aventures de Spirou et Fantasio. C'était très divertissant, et relativement instructif, puisque tout cela s'appuie sur des faits réels.

Toutefois, je garde quelques réserves, concernant avant tout des détails. Dont certaines que j'avais déjà ressenties sur le premier tome, qui conserve d'ailleurs ma préférence.
En effet, si les auteurs indiquent en préambule que les éléments scientifiques ont été relus et validés, la partie historique - bien que documentée - souffre de quelques anachronismes, sans qu'ils soient imputables à la présence de Champignac.
Surtout, les auteurs se sentent obligés de souligner les références faites aux albums de Franquin, et même certaines blagues. Il semble inimaginable de faire vivre des aventures au personnage, sans introduire des liens avec les aventures classiques, parfois au chausse-pied. Je trouve cela assez lourd. Bon, nous n'en sommes pas encore au même point que le Journal d'un Ingénu, où tout ce qui caractérise le groom que nous connaissons doit pouvoir s'expliquer en une succession d'événements se déroulant en moins d'une semaine.

Finalement, je me demande si cette nouvelle série ne serait pas plus appréciable sans connaître celle d'origine Mort de rire


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- Tu es critique. Cela signifie que tu dois classer les films sur une échelle qui va de "bon" à "excellent".
- Et si je n'ai pas aimé ?
- Ça correspond à bon !
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Cyril
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 27/03/21 07:54    Sujet du message: Répondre en citant




Une bande dessinée consacrée à la vie de Sarah Bernhardt, célèbre comédienne française de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. A la base, je connaissais surtout le personnage par l'album de Lucky Luke qui lui avait été consacré. Cette BD rend d??ailleurs hommage à l??album de Morris en faisant apparaître (sans le nommer) le cowboy solitaire parmi les personnages présents lors de son voyage en Amérique.

La BD ne raconte pas la vie de l'actrice de façon continue mais plutôt sous forme de focus sur différentes périodes marquantes de sa vie, comme la guerre franco-prussienne ou la création de l'Aiglon. Ce choix a parfois le défaut de ne pas nous permettre de comprendre qui sont certains personnages et quelles sont leurs relations avec Sarah Bernardt, ou du moins de ne nous le faire comprendre que tardivement ; mais aussi l'avantage de bien détailler les moments et choix, positifs ou négatifs, qu'elle a faits durant sa vie, que ce soit pour sa carrière ou pour ses relations amoureuses et familiales. les époques traversées sont ainsi décrites de façon très intéressante, en lien avec d'autres figures célèbres, comme Victor Hugo ou Edmond Rostand.





Père et fils est une série de strips narrant les aventures? d??une père et de son fils. Ces strips sont la plupart du temps muets, avec quelques rares pancartes, et les personnages secondaires récurrents sont très peu nombreux. La mère n??apparaît que dans un strip (un des premiers) ; en revanche, on croise un peu plus le grand-père et l??arrière-grand-père.

La série est souvent tendre (même s??il arrive au père de donner quelques fessées à son fils lorsqu??il fait des bêtises) et très drôle, basée sur des gags dont l??efficacité fait mouche, sans histoire globale (même si une série de strips se déroule alors que le père est devenu riche et une autre quand tous deux ont fait naufrage sur une île déserte).



Ceci dit, au-delà des gags, il y a une autre façon de lire et comprendre la série et, pour cela, il est intéressant de lire la préface et la postface avant même les strips. Erich Ohser était un militant antinazi et, pour avoir le droit de publier sous Hitler, a dû se résoudre à publier des strips apolitiques. Tout en tentant parfois de jouer avec la censure pour faire passer des messages critiques : de façon subtile, ce qui fait que, sans le contexte, en tant que lecteur, on ne s'en rend pas facilement compte. Mais ça pourrait expliquer l'arrêt de la série après 3 années de parution.



3ème tome des aventures de Donald en agent secret au service de l'agence. Les histoires proposées sont réalisées par des dessinateurs et scénaristes variés (tous italiens cependant) mais qui ont bien saisi l'essence de la série, ce qui permet au volume d'avoir une certaine cohérence - ce qui n'est pas toujours le cas pour Fantomiald, auquel une histoire fait d'ailleurs un clin d'oeil amusant. Le volume comporte 3 histoires courtes d'une trentaine de pages et 2 autres plus longues, composées respectivement de 3 et 4 épisodes.

La série a trouvé son rythme de croisière et évite d'abuser des fausses trahisons, comme c'était le cas dans les deux premiers volumes. Cela permet de mettre en avant l'action et l'humour mais aussi de creuser certains personnages : on découvre ainsi, dans 2 histoires différentes, le père (pas très recommandable mais amant quand même sa fille) de Kay-K ainsi que son ex-petit ami (qui semble encore moins recommandable) : des personnages intéressants que j'espère voir revenir par la suite. On voit également apparaître la division, une agence de mercenaires qui a maille à partir avec l'agence et dont la représentante (dont on devine quand même vite qu'elle cache quelque chose) est également suffisamment intéressante pour qu'on ait aussi envie de la voir revenir.

Donald, quant à lui, se montre toujours aussi réussi, gaffant parfois mais se montrant également tenace, malin et débrouillard, même s'il a toujours du mal avec Daisy - d'autant plus que son activité le conduit souvent à fréquenter quelques jolies canes. Doubleduck nous en montre ainsi une facette originale et très réussie.
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herbv
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Message Posté le : 27/03/21 08:12    Sujet du message: Réaction Répondre en citant

Tiens, un Double Duck est sorti ? Il va falloir que je l'achète. Ce que tu dis me rassure, Cyril, car le tome 2 était un peu moyen (mais bon, c'est toujours mieux que Fantomiald où il n'y a plus une seule bonne histoire).
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Cyril
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Message Posté le : 27/03/21 10:27    Sujet du message: Répondre en citant

Je l'ai vu en magasin jeudi.
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herbv
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Message Posté le : 17/04/21 20:23    Sujet du message: Remarque Répondre en citant

Il est vraiment très bien, ce numéro 3 de Double Duck. Cela se tient bien mieux dans la durée que Fantomiald.

Sinon, j'ai lu le nouveau tome d'Imbattable et j'ai beaucoup aimé. Du coup, j'ai fait un billet WordPress sur la série.


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Corti
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Message Posté le : 17/04/21 23:05    Sujet du message: Répondre en citant

Les rares fois où j'ai croisé la série dans Spirou, je dois reconnaître que j'ai toujours été bluffé par les idées de l'auteur, d'autant plus qu'il les met en scène de manière intelligente et toujours compréhensible. Ca pourrait être un gros micmac indéchiffrable, mais non, c'est toujours fluide et accessible malgré le cassage de code.

Je lui tire mon chapeau.
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Cyril
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Message Posté le : 18/04/21 17:49    Sujet du message: Re: Remarque Répondre en citant

herbv a écrit:
Il est vraiment très bien, ce numéro 3 de Double Duck. Cela se tient bien mieux dans la durée que Fantomiald.


Je pense que c'est dû au fait que Doubleduck a été pensé comme un univers spécifique, avec des personnages classiques mais aussi ses personnages propres et une certaine continuité. Alors que Fantomiald, même en ne prenant en compte que les histoires italiennes, reprenait simplement les personnages classiques, avec une nouvelle caractéristique pour Donald (et plus tard pour Daisy) mais sans recherche de cohérence entre les différents auteurs - et parfois chez un même auteur.
En terme de cohérence et d'ambiance propre, j'ai bien aimé les BDs parues dans les Mickey parade sur Fantomius, l'inspirateur de Fantomiald. Je ne serais pas contre une collection dédiée.


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herbv
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Message Posté le : 18/04/21 18:04    Sujet du message: Réaction Répondre en citant

Oui, mais c'est aussi parce que de nombreuses histoires de Fantomiald sont très mal écrites. La plupart du temps, elles ne présentent aucun intérêt, n'ont aucun souffle et aucune qualité graphique. Il y a heureusement, parfois, d'heureuses exceptions. Et je ne parle que des histoires italiennes, les autres sont d'une nullité absolue.

Je ne connais pas du tout Fantomius...
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Cyril
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Message Posté le : 28/07/21 20:44    Sujet du message: Répondre en citant



Il y a souvent des hors-séries des Mickey parade géant qui sortent durant l'été. Ca peut aller du médiocre (le cycle des magiciens) au très bon (Darkenblot). Et cette fois-ci, avec Fantomius, c'est globalement du très bon.

On se situe dans le Donaldville des années 20, avec Lord John Quackett et sa fiancée, Lady Dolly, qui jouent aux gentlemen cambrioleurs sous les noms de Fantomius et Lady Paprika. Plus qu'aux super héros, Fantomius fait donc référence à Arsène Lupin mais aussi à Robin des bois (qui inspire le héros, celui-ci volant des riches malhonnêtes pour redistribuer une partie de son butin aux pauvres... mais il garde le reste pour lui Mort de rire ) ou Zorro (le riche oisif inoffensif qui a un tout autre visage avec des doses de pulp (il y a de nombreux voyages). On a également droit à des références à des romans policiers, avec des copies d'Hercule Poirot et surtout de Sherlock Holmes.

La série a plusieurs intérêts par rapport à Fantomiald : oeuvre d'un même auteur, Marco Gervasio, elle a une cohérence certaine ainsi qu'une continuité, les personnages évoluant au fil des aventures, avec de nouveaux personnages récurrents et la fin du volume 4 qui promet de nouveaux changements. Fait intéressant pour un auteur italien, il situe son histoire dans une continuité barkso-rosienne, avec de nombreuses références à la jeunesse de Picsou.
J'aime aussi beaucoup les dessins, qui donnent un cachet très Années folles à ces aventures. Les visages des personnages sont très expressifs et j'aime beaucoup la façon dont Gervasio donne un air sarcastique à ses personnages. Le couple John Quackett-Lady Dolly est très réussi, épris de liberté, critique des riches malhonnêtes de la société de Donaldville et travaillant en équipe de façon très soudée.

Chez les antagonistes, outre les policiers, Gripsou apparaît, comme chez Don Rosa, comme un canard sans scrupules, déterminé à tout pour atteindre ses objectifs et rancuniers. Parmi les créations de l'auteur, j'ai apprécié Lady Moutarde :



Ex-compagne du héros, presqu'aussi maline que lui mais moins scrupuleuse, mix entre Fujiko Mine (de l'aveu de l'auteur) et Catwoman. La dernière et longue intrigue du volume 4 lui donne un rôle majeur et cette dernière histoire donne envie de lire la suite.

Côté édition, c'est globalement du très bon travail. Je regrette la présence de trop d'histoires de Fantomiald, sous le prétexte qu'elles sont liées de près ou de loin à Fantomius. Il s'agit surtout de meubler en fait. Mais on a droit à une interview de l'auteur, à des présentations des personnages et des histoires ainsi qu'à de nombreux dessins.
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