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Chroniques comics (2)
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Auteur Message
Tuc
Mangaversien·ne


Inscrit le : 30 Juil 2006

Message Posté le : 23/07/22 14:57    Sujet du message: Répondre en citant

Locke & Key Intégrale



Locke & Key est une série que j'ai découvert via une histoire courte mais complète distribuée dans ma librairie (une vie de chien) où on voit des enfants dont un a l'air un peu bizarre, et dont nous comprenons à la fin qu'il est un chien temporairement transformé en humain grâce à une curieuse maison. La scène finale montre aussi la reconstruction de la maison, ce qui fait se poser la question de : "mais qu'est ce que c'est tout ça ?"
J'avoue que cela m'a donné juste ce qu'il faut de curiosité pour faire des recherches, et pour trouver que la série était disponible en Intégrale, mot qui a chez moi un pouvoir assez magique (il y a un début et une fin... bon en pratique ce n'est pas toujours vrai)

Locke & Key parle donc d'une maison un peu particulière et de ses habitants. L'histoire commence avec une famille de 5 personnes qui va vivre un drame, le père assassiné, la mère violée. Une fois ce drame passé, un des meurtriers tué et l'autre emprisonné, la famille va essayer de se retrouver dans la maison familiale, Keyhouse à Lovecraft, accompagné de Duncan, l'oncle. En effet pour les adultes de la famille cette maison est censée les protéger, même s'ils ne souviennent plus pourquoi. Et rapidement cette maison va montrer toute sa particularité à travers des clés possédant chacune un pouvoir différent : une clé passe-partout permettant de se rendre dans n'importe endroit que l'on visualise (à condition qu'il y ait une porte), une clé permettant de changer de sexe, de lire les pensées et même de les extraire, de devenir géant, de devenir une âme, de contrôler les ombres... tout devient possible (comme passer derrière la lune !), mais de façon amusante, seul le plus jeune enfant peut trouver les clés, et seuls les enfants sont sensibles à cette magie. Toutefois les enfants, se retrouvant en difficulté lorsque le meurtrier de leur père les retrouvent, libèrent un être qui semble vouloir s'approprier le pouvoir des clés et d'une clé en particulier

L'histoire est sombre, très sombre, et ce qui est amusant, c'est d'une part que nous nous retrouvons uniquement sur la fin de l'histoire (l'être le dit en parlant au plus jeune enfant : "c'est normal que tu ne comprennes rien, tu es un enfant et tu crois que tout ce que tu vis est le début de l'histoire, alors qu'il s'agit de la fin") et que les enfants réagissent... en enfant. Ce ne sont pas des super-héros, ils ne cherchent pas à tout résoudre, ils ne cherchent pas à tout comprendre, ils ne sont pas spécialement doués, ils font même des erreurs, mais malgré tout cela ils avancent et font de leur mieux.
Le point le plus intéressant de l'histoire sinon ce sont les clés et les pouvoirs qu'elles donnent. Comme je le disais la seule limite des auteurs devient leur imagination, même s'il y a aussi dans l'histoire une limite relative au nombre de clé. Cette série m'a vraiment tenu en haleine, impossible de ne pas la terminer rapidement quand on l'a commencé tellement elle est bien écrite, les auteurs se payant le luxe de faire tout un chapitre passant comme une semainier

C'est vraiment une lecture que je recommande, qui m'a tenu en haleine, et dont le dénouement est convenu d'un côté, surprenant pour d'autres côtés, mais en tout cas bien réussi

Depuis la "fin" de la série, les auteurs ont quand même publiés d'autres histoires, car le sujet s'y prête quand même bien et qu'il y a encore pas mal de choses du passé qui peuvent être raconté, il y a donc Ciel et Terre qui est un recueil d'histoires courtes, et l'Âge d'Or qui raconte l'histoire de leurs ancêtres du milieu du 20e siècle à une période où les adultes pouvaient encore utiliser le pouvoir des clés (pouvoir qui a ensuite été limité grâce à un magnifique "Ta gueule c'est magique" tellement c'est peut être un des rare point très mal expliqué). Une de ces nouvelles est un cross over avec Sandman, qui m'a donné envie de découvrir cette série, mais je n'arrive pas à trouver d'édition intégrale en français (enfin disons que les sites ne sont pas très clair sur le contenu, mais je crois que la véritable intégrale n'est pas publiée en français)
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Collection MS
Collection BDovore et Carré Magique


Dernière édition : Tuc le 30/10/22 13:29; Edité 1 fois
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Cyril
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 23/07/22 15:02    Sujet du message: Répondre en citant

Pour Sandman, l'intégrale est paru chez Urban en 7 tomes. Il y a ensuite de nouveaux tomes, plus récents, et des tomes annexes, mais l'essentiel, ce sont les 7 premiers.
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Les chats, ils dépensent leur pognon au baby-foot, ils passent leur temps à fumer des pétards et à grimper au plafond. Les chats, c'est vraiment des branleurs. C'était un message du CCC, le Comité Contre les Chats.
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 21/10/22 22:08    Sujet du message: Répondre en citant

Astro City Metrobook T1 : Astro City m'a longtemps échappé. J'en ai lu un tome il y a une éternité - à la bibliothèque municipale, donc il y a environ une vingtaine d'années - et cela m'avait plu, mais s'agissant d'histoires indépendantes, elles ne m'ont pas pour autant donné une envie irrépressible de lire tout ce que je pouvais trouver. Mais la série est restée dans un coin de ma tête. Toutefois, une publication française comme américaine chaotique, une absence de début puisqu'il ne s'agit pas d'un titre à suivre (même s'il existe forcément un numéro #1), tout cela m'a longtemps bloqué. La réédition "Metrobook" par Image Comics me donne la parfaite opportunité pour enfin me lancer dedans en bonne et due forme.

Le synopsis est d'une simplicité enfantine : Astro City est une grande ville américaine comptant de très nombreux héros. C'est tout. La particularité du comics, la première sautant en yeux, c'est la multiplication de récits et de points de vue. Si certaines histoires s'étendent sur plusieurs numéros, elles ne sont pas majoritaires, du moins pas dans ce premier pavé. Les différents points de vue peuvent bien entendu venir des héros, comme dans la grande majorité des comics traitant de super héroïsme (la série débute en 1995), mais pas que : citoyens anonymes, journalistes, avocats, et même criminels plus ou moins super, tous ont un quotidien et des anecdotes à partager avec leur lectorat, et tous participent à créer une immense fresque, la vie d'une cité moderne où règnent à la fois le crime, la technologie, la magie, et l'ordinaire.

Les héros eux-mêmes reprennent des figures bien connues, de Batman (The Confessor) à Superman (Samaritan), en passant par les X-Men (The Irregulars) et les 4 Fantastiques (The Furst Family). Kurt Busiek crée son propre univers, à la fois bien connu et totalement inédit, et l'étoffe au fur et à mesure qu'il part à la rencontre de nouvelles personnalités.
Comme il ne touche à aucune figure essentielle de l'Histoire du comicbook, il peut bien raconter ce qu'il veut, résumer des carrières entières en une trentaine de pages, sacrifier les mythes qu'il vient à peine d'imaginer, ou trouver de nouvelles façons de traiter ses sujets. Ce qui ne l'empêche pas de proposer des personnages immédiatement iconiques, comme Jack-in-the-Box ou The Confessor.

Cela en fait une série très moderne, dont je ne doute pas qu'elle aura fait école auprès d'autres artistes. Ainsi, toutes les bases du Civil War de Marvel Comics, ou de Secret Invasion, se trouvent déjà là. Cela en fait surtout une série très plaisante, puisque chaque histoire renouvelle l'intérêt, sans que nous ne sachions jamais dans quoi nous nous engageons en la commençant. Nous avons à la fois une vision très terre-à-terre de l'héroïsme et de grands actes de bravoure, des humains survivant dans un monde pouvant être la proie de démons, et même des voyages dans le temps. Du classique, mais retravaillé, transformé, détourné, condensé, et revisité.

J'adore et ne manquerai pas de me jeter sur le second tome dès que possible.


_________________
- Tu es critique. Cela signifie que tu dois classer les films sur une échelle qui va de "bon" à "excellent".
- Et si je n'ai pas aimé ?
- Ça correspond à bon !
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Cyril
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 18/11/22 06:43    Sujet du message: Répondre en citant



Les intégrales Panini, c'est cher (32 à 36 €, avec des augmentations régulières), avec un nombre de pages parfois trop faible, des trous dans certains gros crossovers au motif que des passages essentiels de l'histoire ne font pas partie de la série) ou à l'inverse des doublons importants (récemment, je pense au troisième Marvel two in one et au premier Spider-Woman, qui doivent avoir 5 ou 6 chapitres en commun). Mais ça n'est pas toujours le cas et, pour ces deux volumes d'Iron man, on a droit à de gros pavés d'environ 400 pages (ça reste maniable, contrairement aux omnibus) avec, pour le second en particulier, un contenu éditorial très intéressant : une préface et une postface de David Micheline, le scénariste du run principal ; une postface de Stan Lee, des illustrations récentes... Et surtout, on a droit à un des runs les plus connus de l'homme d'acier :



L'inconvénient de ce run est de rendre ce qui précède - le contenu de la première intégrale et le début de la seconde - assez fade en comparaison. D'une part parce que je m'attendais à voir, sinon une introduction à ce qui allait suivre, du moins des points auxquels Micheline pourrait s'accrocher pour monter son scénario. En fait, avant le run proprement dit, on ne voit même pas Tony Stark toucher à une goutte d'alcool. Et les changements réguliers de scénariste (6 sur les deux intégrales) donnent un rythme assez décousu : si, comme le signale Kurt Busiek en préface de la première intégrale, les scénaristes clôturent les histoires de leurs prédécesseurs, cela se fait souvent de façon assez brusque et plusieurs personnages font leur retour de façon inattendue en étant mal exploités : je pense à Jasper Sitwell, l'agent du shield qui était un personnage très réussi dans les premières intégrales, à la fois drôle et attachant, ou à Madame Masque que Micheline fait disparaître avec un prétexte qui sort de nulle part parce qu'il n'en a plus besoin dans sa propre histoire. On a aussi quelques absurdités, comme Iron Man qui arrête un vieux méchant (la licorne) mais lui laisse son armement pour qu'il puisse être dangereux lorsqu'il s'évadera au chapitre suivant ; ou les problèmes cardiaques qui réapparaissent avant d'être laissés de côté.

Heureusement, Le diable en bouteille (environ 250 pages de la deuxième intégrale) est une excellente histoire. On y suit une descente progressive aux enfers de Tony Stark, descente qui concerne aussi bien ses activités héroïques (lorsque son armure est manipulée par Justin Hammer) que ses amitiés (gros coup de pute de Nick Fury) ou son entreprise. Ca fait beaucoup à encaisser pour un homme habitué à tout réussir et il se réfugie donc dans l'alcool, avec d'abord un verre, puis deux puis davantage.



S'il ne se rend pas compte du danger, ce n'est heureusement pas le cas de son entourage, notamment Jarvis, James Rhodes et Bethany Cabe, la petite amie créée pour cet arc et qui a aussi droit à des développements intéressants. J'aime beaucoup les relations entre ces personnages, la façon dont ils essaient d'aider Tony tout en le mettant aussi en face de ses responsabilités. Les dessins de John Romita jr mettent aussi bien en avant la déchéance du héros - mais aussi sa puissance, parfois mal contrôlée, lors des scènes d'action. Tout cela fait que ce run mérite largement sa réputation.
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